Publié dans Société

Pension de retraite - Le recensement des anciens agents de l’Etat en marche

Publié le mardi, 09 septembre 2025

Le Gouvernement a décidé de s’attaquer à la gestion parfois opaque des pensions de retraite au sein de la fonction publique. Depuis quelques semaines, une vaste campagne de recensement des anciens agents de l’Etat est en marche, pilotée par le ministère de l’Economie et des Finances. Les objectifs sont clairs : vérifier l’existence réelle des bénéficiaires afin de stopper les pensions fictives, réactualiser les données nationales et mieux anticiper le poids budgétaire des retraites dans les finances publiques. 

 

Cette opération n’arrive pas par hasard. Elle s’inscrit dans le processus de modernisation de l’administration financière entamé il y a déjà quelques années, avec la digitalisation des services et la volonté affichée de renforcer la transparence. Derrière les chiffres et les procédures, c’est un message fort qui est lancé : l’Etat veut mettre fin aux gaspillages et redonner un minimum de crédibilité à un système souvent pointé du doigt pour ses failles.

Concrètement, le dispositif combine deux approches. Dans certaines régions, le contrôle s’effectue via les banques et la poste, les pensionnés devant se manifester pour confirmer leur identité. Ailleurs, notamment dans des zones plus reculées, des équipes se déplacent physiquement pour recenser les retraités directement sur le terrain. Cette méthode mixte permet de sécuriser le fichier national et de couper court aux irrégularités. Il faut dire que des affaires récentes de pensions fictives avaient mis en lumière des détournements massifs, alimentant la colère des contribuables. Aujourd’hui, cette opération d’assainissement est perçue comme une réponse ferme. Et malgré les difficultés logistiques, elle bénéficie d’un certain soutien populaire.

Satisfaction et attentes

Sur le terrain, les réactions oscillent entre soulagement et scepticisme. « Enfin, quelqu’un s’intéresse à nous ! », témoigne un ancien fonctionnaire, heureux de voir son nom réapparaître officiellement dans les registres. Pour lui, être recensé est une manière d’exister à nouveau aux yeux de l’administration. Du côté des agents mobilisés, on souligne la lourdeur de la tâche : il faut coordonner plusieurs services, gérer des déplacements et convaincre parfois des retraités méfiants. Mais tous s’accordent sur un point : cette campagne est une étape essentielle pour assainir un système miné depuis trop longtemps.

 

Le défi sera maintenant de tenir dans la durée. Le recensement devra s’étendre dans tout le pays, et des outils plus modernes, comme la biométrie, sont déjà évoqués pour renforcer la fiabilité des bases de données. Mais même si le chemin reste long, un vent d’optimisme souffle. L’administration budgétaire espère mieux prévoir les dépenses, lutter contre la corruption et restaurer la confiance des citoyens dans la gestion publique. Pour beaucoup, ce chantier est plus qu’une simple formalité. C’est un signe que l’Etat peut encore se réformer et que malgré les lenteurs et les erreurs qui subsistent, une dynamique positive est bel et bien enclenchée.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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